Le mois sans tabac 2018 débute le 1er Novembre dans un peu moins d’un mois. Et si c’était le petit coup de pouce que vous attendiez pour arrêter le tabac. Il y a un an et demi le bonhomme en finissait totalement avec la cigarette. Aujourd’hui, beaucoup de personnes sont tentées de vapoter pour arrêter de fumer. Pour moi, la E-cigarette a été une véritable aide dans mon processus d’arrêt et durant mon sevrage. La cigarette électronique a été salvatrice après plusieurs tentatives infructueuses sans aucun substitut. Alors j’avais envie de partager ma modeste expérience pour améliorer les chances de réussir à arrêter de fumer pour certains d’entre vous.

1/ Un fumeur ne fait pas l’autre

Tout d’abord, vous n’êtes pas en face d’un manuel garantissant votre sortie du tabac. Nous avons tous notre histoire avec celui-ci. Moi par exemple, j’ai commencé à fumer assez tard, vers l’âge de 19/20 ans. Au fil des années, insidieusement, le nombre de cigarettes fumées par jour a augmenté. Et puis, un jour, j’ai ouvert mon second paquet de la journée et j’ai pris conscience d’avoir dépassé le paquet par jour. Pour moi, un symbole et surtout un déclic ! Même si cela faisant un bout de temps que c’était effectif, dans mon esprit je venais de passer des cigarettes « plaisir » à l’addiction. Ce fameux déclic est bien entendu différent suivant notre histoire et notre rapport au tabac. Pour devenir un ancien fumeur je pense qu’il faut commencer par se poser la question : Quel fumeur suis-je ?

2/ Arrêter le tabac pour de bonnes raisons…et surtout pour ses propres raisons !

Ensuite, la différence entre celui qui veut arrêter et celui qui arrête se situe au niveau des raisons qui vous poussent à arrêter le tabac. Auparavant, j’ai, par exemple, essayé d’arrêter de fumer car je trouvais que cela faisait un trop gros budget qui partait en fumée. Seulement, l’aspect pécuniaire n’a pas suffisamment de prise sur moi pour générer assez de force de caractère qui tienne sur la longueur. Les bonnes grosses bronchites et même une pneumonie m’ont fait arrêter le tabac un temps mais très bêtement une fois à nouveau en bonne santé, la tentation du tabac était trop forte et je replongeais.

C’est alors que le déclic évoqué plus haut coïncida avec l’envie avec ma tendre et chère d’avoir un enfant. Mon rapport d’addiction et non plus de plaisir avec la cigarette fut une chose totalement incompatible avec le statut de parent. C’est ma raison, celle qui a nourri ma volonté. A mon sens, cette raison n’a pas à être bonne ou mauvaise tant que c’est la nôtre et qu’elle fonctionne.

3/ Le sevrage : avec la cigarette électronique en substitut

Mes anciennes tentatives infructueuses d’arrêt du tabac s’étaient faites sans substituts. La cigarette électronique fut à mon sens la plus adaptée à ma façon de fumer et donc la plus à même de gérer mon sevrage tabagique. Pour moi, le côté découverte, le fait de vapoter, de garder une certaine gestuelle firent de la E-cigarette l’alliée parfaite.

De plus, j’avais envie d’un substitut autre que les chewing-gums ou les patchs. L’étude de Bullen de 2013, et l’étude Barbeau et Al. finirent de me convaincre de choisir la cigarette électronique. En effet, la première démontra que la e-cigarette avait une efficacité au minimum équivalente aux patchs dans le processus  d’arrêt du tabac. La seconde indiqua que les cigarettes électroniques par rapport aux substituts comme les chewing-gums, les patchs, ont moins d’effets secondaires dérangeants.

4/ Prendre le temps de trouver le bon dosage et le bon arôme

arrêter le tabac vaping

Pour que la cigarette électronique prenne petit à petit sa place et surtout la place du tabac, j’ai mis un bon mois à trouver le modèle, l’arôme et le dosage de nicotine qui convenaient. Ne soyez pas impatient. Il faut un certain temps pour trouver la bonne combinaison. Une fois trouvé le bon modèle avec le bon débit de vapeur, il ne reste plus qu’à choisir les e-liquides. Testez plusieurs arômes, je suis sûr que vous trouverez votre bonheur tant les gammes de saveurs sont larges.

Ensuite, il est très important d’ajuster le taux de nicotine (évite de ressentir les symptômes de sevrage nicotinique), le ratio de propylène glycol et de glycérine végétale par rapport à votre consommation de cigarettes. Le tout vous permettra d’obtenir les meilleures sensations y compris au niveau de votre gorge. A terme, et très naturellement j’ai commencé, petit à petit, à diminuer les doses de nicotine tout en conservant le plaisir de vapoter.

5/ Le plaisir de vapoter pour vraiment arrêter le tabac

A mon sens, le plaisir de vapoter est l’une des clefs pour réussir son sevrage du tabac avec l’e-cigarette. Si vous ne trouvez pas ce plaisir, je pense que les chances de réussites sont moindres. Moi, personnellement, j’ai été heureux de conserver une certaine gestuelle proche de celle de la cigarette. Ensuite, l’idée de la fumée qui ressort de la bouche me permettait de conserver le plaisir et la sensation de fumer. Vapoter après un repas ou en soirée est donc venu naturellement, et presque facilement. Enfin, j’ai trouvé l’utilisation de la cigarette électronique plus sympa et presque jouissive lors des moments de vie où deux trois taffes suffisent. La clope nous oblige à enchaîner les taffes jusqu’à la fin. Là j’ai pris du plaisir à arrêter et de recommencer quand j’en avais envie.

6/ Réussir à baisser progressivement sa dose de nicotine

Petit à petit, et très naturellement j’ai commencé à baisser les doses de nicotine tout en conservant ce fameux plaisir de vapoter. Nul besoin de se précipiter à vouloir réduire le taux de nicotine. D’ailleurs, les médecins préconisent très clairement une diminution progressive de la nicotine. Le but c’est d’arrêter le tabac définitivement, pas d’arrêter le tabac plus vite possible. Le risque d’un arrêt trop rapide est tout simplement la reprise du tabac. Une fois, j’ai même reaugmenté la dose de nicotine car je ne me sentais pas prêt. Je ne l’ai pas pris comme un échec, l’échec aurait été de reprendre le tabac. Aujourd’hui je suis à 15 mois sans aucune cigarette, cela valait le coup de faire un pas en arrière.

7/ Faire face au manque et l’anticiper

Je ne vais pas vous mentir, tout ne fut pas idyllique dans mon arrêt du tabac. Il y eut des moments de doutes et des moments de manque. Personnellement, les sensations de manque pointèrent leur nez dans mes moments de grosses fatigues. Je le savais, à l’époque où je fumais c’était là où ma consommation explosait. Je savais donc logiquement que l’envie reviendrait ici et surement plus forte. Alors pour ne pas refumer de cigarettes, j’ai occasionnellement augmenté la dose de nicotine dans la cigarette électronique. J’avais même une e-cigarette spécialement prête pour ce type de situation.

8/ Pas de tabac en parallèle

J’ai fait le choix de ne pas fumer de tabac en parallèle. La cigarette électronique est pour moi un substitut au tabac mais ne le remplace pas totalement en matière de sensation. L’un et l’autre sont différents et m’apportent deux choses différentes. Même si la E-cigarette m’a aidé à sortir du tabac, sur les premiers mois, je sais que j’aurais trouvé une cigarette meilleure qu’une e-cigarette. Du coup, l’utilisation de la cigarette électronique et du tabac simultanément risquait à mes yeux de provoquer un retour au tabagisme exclusif.

9/ Éliminer les derniers instants clopes

La fameuse clope du matin avec le café fut pour moi la plus difficile à supprimer. Pour y arriver, je « vapais » dès le lever pendant une bonne demi-heure et avec une bonne dose de nicotine et un arôme noisette assez fort. Avec le temps, après mon café, l’envie s’estompait comme si je l’avais saturée.  Mais que le café / clope fut un moment compliqué à réguler. Pour les cigarettes d’après repas du midi, je ne peux pas vous aider, c’est une clope que je n’ai bizarrement jamais fumée. Enfin, pour les clopes du soir devant la télé dans son canapé, je me suis fait un petit « pool » d’e-liquides aux arômes à déguster.  Une autre façon de décompresser sans fumer.

10/ Enfin savoir qu’on reste un fumeur qui peut replonger

Le danger d’une reprise à cause des cigarettes « plaisir » lors de soirées arrosées existent. Il n’existe pas de petite clope juste pour un soir. Toutes mes reprises ont  été liées à la phrase : « juste une, juste ce soir ». Voilà j’espère que mon petit témoignage servira à quelques uns d’entre vous pour arrêter le tabac.