nutrition cycliste
Peu importe que vous soyez débutant ou confirmé en cyclisme, certaines idées reçues en matière de nutrition sont erronées et méritent d’être revues

Si vous n’êtes pas du genre balade en 2CV mais que vous aimez vous dépasser et vous déplacer au grand air, le cyclisme est une activité intéressante car elle permet de se maintenir en bonne santé tout en profitant de beaux paysages. J’ai quelques amis cyclistes dans mon entourage, et j’entends un peu tout et son contraire en matière de préparation du quotidien et pour les compétitions. Alors peu importe que vous soyez débutant ou confirmé en cyclisme, certaines idées reçues en matière de nutrition sont erronées et méritent que je vous fasse un petit rappel, histoire de pédaler du bon pieds et de profiter à fond de ce sport passionnant…

Trop manger la veille

Si vous participez à une compétition difficile ou juste que vous reprenez le vélo en mode vacances un peu intensives à la montagne, vous n’avez pas besoin d’ingurgiter une énorme assiette de pâtes la veille en mode stockage d’énergie. Votre corps ne peut stocker qu’une quantité limitée de glucides et, en supposant que vous ayez mangé normalement et de façon variée lors votre repas, une assiette de taille normale sera plus que suffisante pour être en forme le lendemain. Si vous mangez trop, vous risquez une mauvaise nuit de sommeil et une sensation de ballonnement le lendemain.

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Légende : Si vous participez à une compétition difficile ou juste que vous reprenez le vélo en mode vacances un peu intensives à la montagne, vous n’avez pas besoin d’ingurgiter une énorme assiette de pâtes la veille en mode stockage d’énergie

Laissez peu de temps entre le petit déjeuner et votre activité sportive

Pour une balade d’entraînement ou une course de club qui ne vous oblige pas à être en mode compétitif, vous pouvez tout à fait opter pour un petit-déjeuner assez facile à digérer, tel que du porridge, et cela jusqu’à 60 minutes avant de partir en balade. Cependant, pour une activité sportive où vous voudrez peut-être commencer sur les chapeaux de roues ou qui part directement en montée, vous devriez compter 2 à 3 heures entre votre petit-déjeuner et le début de votre course.

Essayez quelque chose de nouveau le jour de l’événement en matière de nutrition

Qu’il s’agisse d’une nouvelle marque de gel donnée lors de l’inscription ou même d’un petit-déjeuner différent de l’habituelle routine, ne mangez rien que vous n’aillez eu le temps de tester pendant votre entraînement. Vous risquerez d’être nerveux et de pousser votre corps trop loin, alors ne rajoutez pas une pression supplémentaire inutile sur votre système digestif.

En règle générale, dans les zones 1-2, vous pouvez manger et digérer. Dans la zone 3, vous serez en fin de digestion et pourrez éventuellement utiliser des gels et des boissons pour sportifs. Des périodes prolongées dans ou au-dessus de la zone 4 peuvent provoquer un arrêt digestif. Alors attention aux excès de zèle !

Pousser ses limites

La raison numéro un de la détresse digestive d’un sportif est de pousser ses limites et d’aller trop loin dans l’effort. Soyez raisonnable, vous n’essayez pas de reprendre la couronne à Chris Froome ! Et si vous tirez trop sur la corde, votre système digestif se mettra à l’arrêt, ce qui vous rendra ballonné, nauséeux et incapable de prendre et de transformer davantage de carburant. Tenez-vous-en aux mêmes intensités de pédalage qu’à l’entraînement et ne vous attendez pas à une accélération miraculeuse lors  d’une journée d’événement. En règle générale, dans les zones 1-2, vous pouvez manger et digérer. Dans la zone 3, vous serez en fin de digestion et pourrez éventuellement utiliser des gels et des boissons pour sportifs. Des périodes prolongées dans ou au-dessus de la zone 4 peuvent provoquer un arrêt digestif. Alors attention aux excès de zèle !

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La raison numéro un de la détresse digestive d’un sportif est de pousser ses limites et d’aller trop loin dans l’effort

Ingurgitez beaucoup de gels

Les gels sont un carburant à action rapide et vous devriez les économiser pour les moments où vous en avez vraiment besoin à la fin de votre randonnée ou pour vous booster avant une montée difficile. Ingurgiter trop de gels peut provoquer des maux d’estomac et, si vous pratiquez une activité sportive correctement, vous devriez pouvoir consommer l’essentiel de vos besoins sur de la «vraie nourriture» qui sera plus facile à digérer pour votre estomac.

Attendre d’avoir faim

N’attendez pas d’avoir fait pour manger pendant un long trajet. Au moment où vous ressentez cette sensation, votre estomac sera vide et vous allez bientôt être à sec de carburant. Il faut du temps entre le repas et la digestion pour que l’énergie soit de nouveau disponible. Commencez donc à prendre de petites collations toutes les 20-30 minutes dès le début de la randonnée.