Il était une fois…la vie, un mardi midi dans notre bonne vieille ville de Caen. Sans être sous les sunlights des tropiques, le soleil irradiait d’une douce chaleur les rues de Caen. Et confidence pour confidence, cette ambiance printanière donnait clairement à la population locale de sérieuses envies de déjeuner en terrasse. Et le bonhomme n’était pas non plus insensible à cet effet grand bleu. En effet, pas besoin d’être Colombo pour comprendre que l’heure était venu pour lui de sortir de sa torpeur hivernale. Chaleur et faim sonnaient la fin de mon hibernation et donnaient le coup d’envoi de la saison des terrasses. Le premier rendez-vous en mode pause déjeuner avait lieu dans le quartier du Vaugueux au restaurant Les fils à maman Caen.

Le mardi midi sans prix chez les fils à maman Caen

Plus tôt, je vous avais négligemment révélé que ce jour-là nous étions un mardi. Ce détail pourtant anodin a cependant une importance capitale pour la suite du récit. En effet, le mardi à l’heure du déjeuner, les « sacripants » des fils à maman se sont souvenus que le mardi c’est permis. Fort de cette autorisation télévisuelle, ces derniers ont mis en place un concept : Le mardi midi sans prix.

Le concept de ce menu déjeuner à l’ardoise

 C’est un peu l’ardoise magique. C’est un plat unique et un dessert à prix libre sur l’heure du déjeuner. Oui-Oui, vous donnez ce qui vous voulez ! Seul le montant des boissons reste fixe. De quoi vous écrier « ciel mon mardi » ou même lâcher un « Ça c’est palace » avec cette formule ludique.

Un menu simple et rapide

Les fils à maman CaenAu menu des plats simples faits-maison. Bien pratique sur une pause déjeuner où parfois c’est un peu Dare Dare Motus question temps. Car oui, qui dit menu unique, dit aussi rapidité de service. Dans ces conditions, le serveur arrive comme en homme qui tombe à pic, tout en respectant les us et coutumes de la table, car Madame est servie en premier.  Cela va vite, c’est bon. Même le temps de s’accorder une vraie pause café en fin de repas. On se prend presque à buller, le son des cloches nous permettant cependant d’être sauvé par le gong et d’arriver à l’heure au boulot. . Que demande le peuple ?

Alors effectivement, c’est un peu « surprise surprise » au moment de l’annonce du menu unique du jour, mais n’est-ce pas aussi amusant d’y aller à l’aveugle. Bon, pour les petits « Caliméro gustatif », et pour ne pas vous dire que « c’est vraiment trop injuste »… les menus sont indiqués à l’avance sur la page Facebook les fils à maman Caen.

L’autre concept nickel « in progress »

Si vous êtes mariés, deux enfants, avec les fils à maman Caen, vous pourrez le temps d’une soirée laisser au vestiaire vos costumes de Wonderwoman ou de Superman en confiant vos Schtroumpfs Tamagotchi ou autres Gremlins ( de plus de 3 ans) à leur service de garderie gratuit.

En effet, le temps d’un repas, les fils à maman Caen permettent aux parents de s’offrir un dîner en amoureux en payant un menu enfant à  12 € comprenant un plat enfant, un dessert et un sirop à l’eau. Pendant que les parents dînent et s’offrent un véritable retour vers le futur de couple, les enfants sont gardés dans une salle à l’étage. Pour connaître les dates de ces futures soirées, suivez leur page Facebook à nouveau.

Si vous hésitez, sachez que des animateurs baby-sitters s’occuperont de votre progéniture, en jouant les « Simon le magicien » avec des tours de magie. Le petit groupe de Goonies aura aussi droit à une arabesque de jeux et autres lectures de contes. Après cette soirée, peut-être même que c’est votre minipouss qui vous redemandera très rapidement « quand est-ce que vous refaites un dîner en amoureux » ? Bien loin de votre peur d’en faire un Rémi sans famille le temps d’une soirée.

L’assiette du mardi midi sans prix

Revenons à nos montons et remettons le nez dans nos assiettes. Ce mardi midi, c’était donc l’heure de vérité. En me dirigeant fièrement vers le quartier du Vaugueux, je passais devant Mac Gyver Mac Donald sans lui jeter un regard. Oui ! J’étais déjà en train d’imaginer la composition du menu à l’ardoise et si pour un plat et un dessert Les deux font la paire.

Le plat unique chez les fils à maman Caen

Attaquons donc cette assiette ! Hop hop hop, j’allais oublier : qui dît terrasse dit bière.  La commande est passée, la catastrophe évitée de justesse. Ouf ! D’autres auraient sans doute choisi un diabolo mais je redoutais un peu de finir de manger avec Satanas. Au menu ce mardi midi-là, c’était cuisse de canard confit accompagné de pommes de terre sarladaises. L’ami Poncherello aurait préféré des chips, mais honnêtement moi je fus ravi. En effet, je suis adepte du canard  et pas uniquement de Saturnin et je ne résiste jamais bien longtemps à Monsieur patate. Pour ma santé un peu de M.A.S.H aurait été mieux, mais pour repartir au front rien de mieux que des patates…

A titre d’exemple, les autres mardis midi, le plat à l’ardoise était des lasagnes bolognaises, une cuisse de poulet marinée  à la poire avec riz, épinards et courgettes ou encore son cheeseburger et ses frites. De quoi ravir le large public…

Et en dessert ce sera quoi ?

Pour ma part, ce fut un riz au lait et non Olé comme l’aurez préféré Pépito. Là encore c’est frais et roboratif. Parfait pour un déjeuner en terrasse avant de reprendre le taff. Pour être critique, je serais bien reparti avec quelques bonbons dans la poche. A ma dernière visite, le côté Candy de fin de repas m’avait plus que fait plaisir. Mais c’est vraiment pour jouer les Monsieur Grognon.

Les autres mardis, pas de Clémentine, pas de glace Magnum, pas de Barbapapa, mais de la mousse au chocolat ou encore une petite  brioche perdue au caramel. Là aussi on est plutôt pas mal…

Un concurrent sur le concept ?  

Séduit par le concept « donnez ce que vous voulez » en échange d’un repas j’aurais alors moi aussi joué la Maïté en ouvrant mon restaurant sur la côte Ouest. Je l’aurais baptisé « Le docteur maboul » car ma spécialité aurait été les menus healthy et précisément le dragon bowl. Les clients auraient rapidement afflué et auraient pris l’habitude de me demander en entrant  « Quoi de neuf docteur ? »

Croyant un peu trop être dans le monde des bisounours, je n’aurais pas vu ce qui se cachait derrière cette réussite express. En effet, j’aurais été submergé de travail grâce au bouche à oreille. L’adresse se serait alors aussi vite partagée qu’il est facile de dire « tu sais, à la décharge du coin on mange à l’œil » ou « c’est plus pratique que les encombrants »

Oui, pas assez précis dans la mise en place de mon concept, mon restaurant se serait vite transformé en décharge sauvage. Et les gens auraient refourgué un peu plus que leurs vieux cadeaux Bonux. Un repas contre des vieux pneus de bagnole, cela ne nourrit pas son homme…enfin pas celui que j’aurais voulu. Et clairement cela ne fait pas gagner de Pez’s.

Très rapidement, un monceau d’ordures aurait trôné en lieu et place du restaurant. Personne n’aurait bien sûr voulu reprendre le lieu. Prisonnier du lieu, j’aurais fini par me  transformer en une sorte de Rahan de décharge. Alors pour moi, et pour la santé publique…

…choisissez plutôt les fils à maman plutôt que les fils de Craô.