Vous le savez, la question du choix musical lors de l’organisation d’une soirée est souvent un élément crucial. Choisir LA musique parfaite pour une soirée est un art délicat. Ce rôle m’est depuis très longtemps dévolu… et avouons-le, un peu de gré ou de force. Cependant, la découverte salvatrice de ledjam radio m’a extirpé des griffes de la programmation de playlist. Mais bien plus encore, Djam Radio m’a aussi délivré du regard inquisiteur des convives lorsqu’un titre n’est pas à leur convenance. #seullesplaylisteurssavent.

Aujourd’hui  je fais donc mon « coming out musical »!  Oui je suis passé du côté de ceux qui utilise une webradio en soirée! Et non je n’en ai absolument pas honte! Voici comment j’en ai terminé avec les playlists « Homemade » et rejoint les rangs de ceux qui « webradiotent »…

Episode 1 : Le concept Une soirée…une playlist

Dernièrement, je fus donc, à nouveau, préposé à la confection d’une playlist. Je prends toujours ce rôle à cœur avec le même leitmotiv : Une soirée,une playlist. Pour ce faire, je demande toujours qui seront les invités et j’aime connaître leur portrait robot musical. D’ordinaire, la préparation me prend 4 à 5 heures, en prenant soin de proposer quelque chose de cohérent. Oui, quant à faire, on va pas balancer un crispy bacon de derrière les fagots dès les gâteaux apéros…Ou encore, on ne va pas proposer un ScHoolboy Q ou un foreign beggars à de farouches réfractaires au rap. Je l’admets bien volontiers, il n’ y a rien de bien exceptionnel, juste l’envie de faire un truc propre et un peu pensé.

 

Episode 2 : La playlist de trop…

Au cours de ma vie…nocturne, il y eut le verre de trop, il y aura dorénavant la playlist de trop. C’était il y a quelques mois, la nuit était tombée, et les charmes du week-end se dévoilaient voluptueusement…Bref, grosse soirée à la maison le vendredi! Ma playlist était prête et les invités propres sur eux (du moins au début de la soirée…).Mais cette soirée fut le théâtre d’un florilège d’anodines remarques sur le fond musical. Et tels qu’avec d’innocents petits shooters, l’accumulation finit par avoir raison de moi.

C’est donc avec plaisir que je partage avec vous le florilège des meilleures interventions de cette fameuse soirée. Nous débuterons par le classique mais efficace « pourquoi tu as mis ce son? c’est de la merde »ou son jumeau tout aussi maléfique « Tu peux mettre quelque chose de bien? »  Ces réflexions tout en nuances négligent un petit détail. La playlist a été faite pour les 10 invités et non pas seulement pour la délicieuse personne se posant là! Que dire du traditionnel « tu as cette chanson…lalala ..dim…dam doum…? Mais siiii tu sais !!! C’est un mec qui chante!!! »  Croulant sur le trop plein d’informations et ébahi par la qualité de l’interprétation, j’éprouve quelques difficultés à trouver.  Cela n’empêche pas les gens de m’engueuler car estimant sûrement que je ne fais pas l’effort de chercher.

Finir par retrouver le titre et l’interprète n’a finalement peu importe! Car si c’est le cas déboule, tout de suite « Mets la ! ». Sur le fond cela ne me dérange pas, mais bon j’ai juste passé un certain temps à monter un truc un peu cohérent. Autant directement se mettre autour d’un PC portable et mettre Youtube.

Bon, pour rappel, le concept d’une playlist est de créer un bande son sympa en amont, histoire de ne pas avoir à s’occuper de la musique pendant la soirée. Je préfère préciser car apparemment ce n’est pas clair pour tout le monde. Et pour la personne qui m’a sorti  « Tu peux passer…<titre>…parce qu’on part après ! ». UN. Je ne suis pas le DJ de la soirée, et DEUX même un DJ, pas sûr qu’il apprécie le concept assez original de cette phrase.

Episode 3 : Humm… LeDjam radio salut toi?!

ledjam radioSoyons honnêtes, le bonhomme était quelque peu blasé…et surtout pas maso. J’ai donc jeté l’éponge sans pour autant abandonner la volonté de toujours avoir une bande son lors de mes soirées. La solution de la Webradio s’est donc rapidement imposée d’elle-même. Et le pas a été sauté grâce à un ami musicien qui me parla de son kiff’ du moment: LeDjam Radio. J’ai donc écouté et quasi instantanément adopté.

LeDjam cela ressemble à quoi? C’est une radio musicale à 99%, pas de blabla, très peu de pub et joliment ponctuée de courts extraits de films. Le style est véritablement éclectique. Ce qui me va parfaitement tant je navigue allègrement d’un style à l’autre. La grille de programmation propose de belles découvertes musicales tout en nous livrant de bon vieux classiques. Elle se cale donc entre la radio main stream et la radio élitiste. Pas enthousiasmé par l’un des morceaux proposés par Ledjam? Aucun souci la webradio permet à ses auditeurs de voter et les morceaux les moins bien notés sont supprimés de la programmation. Cet aspect interaction est ma foi bien sympathique.

Aujourd’hui, Ledjam est 1ère webradio française en terme d’audience avec près 1.5 millions d’écoute active en France. Dans le classement complet des webradios (en comptant donc celles qui possèdent aussi une fréquence FM) elle se classe au 14eme rang et devance par exemple Radio Nova. Une bien belle preuve de réussite pour une radio crée en 2005.

Episode 4 : Mon bilan de Ledjam radio en ligne…

…et les autres choix possibles sur le web. Personnellement Djam radio me va comme un gant. A mon sens, cette webradio semble s’adresser à la génération qui avait la vingtaine au début des années 2000. Aujourd’hui, je l’utilise fréquemment pendant la journée en léger fond musical. Mais surtout je l’ai testée dernièrement lors d’une autre soirée. Et là je me sentais comme à 5 ans au cœur d’une palpitante partie de chat perché. A la question « « Tu peux passer <titre>…après ! », je peux désormais répondre »peux pas chui perché » ou de façon plus mûre -quoique- : « Arf désolé c’est une radio ». Résultat, cela m’a enfin permis de profiter pleinement de la soirée, sans l’intrusion de la problématique musicale. Seul demeure désormais le plaisir de découvrir de nouveaux morceaux en même temps mes convives.

Bien entendu, vous n’êtes pas obligé de choisir Ledjam radio, cependant ami oublie ta playlist, sors de ce carcan…Bref, sauve ni plus ni moins ton âme! Aujourd’hui il y a une large offre dans le domaine de la webradio. Vous pouvez sortir des sentiers battus en écoutant ABC Longue ou encore Radio Meuh. Mais votre choix peut aussi se porter sur des webradios qui ont aussi une bande FM. En toute honnêteté, je ne comprends pas trop ce choix sauf dans les cas d’avoir le plaisir d’écouter à nouveau la radio locale qu’on avait pendant ses vacances, mais sinon…Certains me diront aussi qu’ils ont Deezer ou Spotify. Mais là vous ouvrez à nouveau la même porte aux réflexions de vos invités, seul l’instrument de torture change. Vous prenez donc le risque de prendre les même tacles.

Episode 5 : Visions d’horreur et playlists: mon univers alternatif

Quelques semaines plus tard, se présenta l’opportunité de participer à deux soirées…hélas le même soir. Il me fallut donc choisir entre la soirée entre mes potes du foot ou une soirée avec des copines de ma tendre et chère. Les deux me demandèrent de faire la playlist mais pas encore totalement performant en matière d’ubiquité je dus me résoudre à choisir où passer la soirée. En homme -hélas- parfaitement conscient des enjeux et du drame qu’un choix malheureux signifierait, je choisis l’option du maintien de la paix des ménages. Je partis donc pour une soirée aux teintes plutôt « Girly » au détriment de cette bonne vieille beuverie qui s’annonçait pourtant de l’autre côté.

Bref, c’était clairement :deux salles, deux ambiances…donc bien évidemment deux playlists. J’ai donc construit ces deux playlists bien distinctes et je les ai mises sur clefs USB.  Et c’est là que le drame débuta. Une anodine inversion de clefs causa des dégâts irrémédiables sur mon cerveau. A la soirée avec ma moitié je me suis benoîtement excusé mais rien de grave ne se passa. Ce ne fut hélas pas le cas au foot.

Me faisant étrangement trop confiance, mes potes utilisèrent la playlist prévue…pour la soirée fille. Je ne m’en doutais pas, jusqu’à recevoir d’étranges snaps et des photos sur mon portable. Ce fut un choc qui mangea ma vie..sportive.

Dorénavant, comment continuer le football avec un avant-centre ayant interprété la larme à l’œil le titre « pour que tu m’aimes encore… » de Céline Dion? Comment encore respecter notre gros Gégé rude défenseur de son état après l’avoir vu reprendre la chorégraphie de Single lady de Beyonce? Et la décence m’oblige à ne pas vous dévoiler le contenu des derniers snaps reçus au bout de la nuit sur la bande originale de  50 nuances de Grey. Jamais je n’aurais imaginé que des lacets de chaussures de foot puissent être l’élément principal d’un martinet artisanal…Non jamais. ..Alors oui, nous avons vécu plein de belles choses ensemble mais aujourd’hui je n’ai pas d’autre choix que de changer de club de football. Non mais…Un martinet les mecs….

Vous ne pourrez plus dire: je ne savais pas. Oui, la musique a une vraie influence sur le contenu d’une soirée. Faites le choix de la Webradio. Pour ma part c’est déjà trop tard, ces images me hanteront jusque sur mon lit de mort, et surtout je ne verrai plus jamais le football de la même façon. Un dernier conseil pour les inconscients qui désirent -tout de même- continuer à utiliser des playlists: dans une soirée, les sardines de Patrick Sébastien font toujours leur petit effet mais sachez que c’est rarement au moment du plat de résistance et encore moins le slip tournoyant au bout du bras…et jamais en présence de la belle-famille. Vous voilà maintenant prévenus, je vous laisse donc sur une bien utile morale issue de mes années de playlist:

On peut écouter de tout mais pas avec tout le monde