Après des vacances à l’étranger suivies -au retour- d’une série de péripéties bien peu agréables, je vais enfin pouvoir vous parler de mon passage au restaurant les fils à maman situé dans le quartier du Vaugueux à Caen.

C’était alors le début de l’été et j’avais -comment dire- une très très grosse envie de resto. Vous savez, une de ces envies de se sentir totalement repu à la fin du repas. Comme j’aime à dire : Bienheureux l’homme au ventre rempli. Bref dans ces cas-là, j’avais l’adresse idoine : le sans-gêne.  Seulement voilà ce soir là, une fois sur place, « …pouf yavé plus …disparu le restaurant le sans-gêne».

Une autre enseigne l’avait remplacé. Qui avait eu l’outrecuidance de s’installer en lieu et place de mes complices de satiété? Je venais découvrir le restaurant  les fils à maman. Un petit coup d’œil à la carte, un autre à l’intérieur, et porté à la fois par la curiosité et un sentiment de défiance j’étais déjà assis à une de leur table. On va voir ce qu’on va voir mes cocos et surtout on va voir ce que je vais avoir dans le ventre.

Etape 1 : Cadre et concept du restaurant les fils à maman

Dès qu’on entre chez « les fils à maman », on comprend de suite que le concept du restaurant est de nous faire gentiment régresser le temps d’un repas. La déco est orientée « années 80 »  tout en mordant avec un certain plaisir sur le début des années 90. Alors si vous avez la trentaine bien tassée, vous risquez de tomber sur de vieilles connaissances. MacGyver  ou autres  GI Joe balisent ce retour en enfance. Jouets iconiques, murs emplis de photos d’émissions et de dessins animés cultissimes, et même une borne d’arcade bien vintage viennent se rappeler à notre bon souvenir. Et il est si jouissif de tenter de retrouver tous les noms de ces personnages. Pour parfaire l’ambiance, le fond sonore se met bien évidemment au diapason. Au rendez-vous  pour accompagner votre soirée, une ribambelle de titres et d’artistes estampillés « il y a fort fort longtemps ».

 

Une attention toute particulière a été portée aux détails. D’ailleurs, le « détail qui tue » se situe…dans les toilettes. En son sein, une télévision passe les génériques de l’époque. Alors oui je dois l’avouer, j’ai pris un certain plaisir à faire un petit pipi au son des Maîtres de l’univers. Plus sérieusement j’ai, tout autant, adoré le petit set de table sous forme de points à relier que j’ai bien-sûr terminé avec application ainsi que le menu présenté sous forme de cahier de textes « Et ce menu alors ? On y vient…on y vient ».

Etape 2 : Il se passe quoi dans l’assiette des fils à maman

Le concept des fils à maman ne s’arrêtent pas à la décoration pour nous transporter dans notre enfance. Il s’appuie aussi sur un menu qui fleure la cuisine régressive et les plats de l’enfance. Pour vous donner une idée de la thématique, entrons directement dans le menu proposé.

En entrée:

En entrée, vous pouvez -par exemple- commander en entrée des croquettes au Babybel pané ou encore le surprenant mélange de Tartare de saumon au Granny Smith et aux…Rice Krispies. Bon, concernant, ma moitié et moi, nous sommes partis sur une tout autre voie. Ma moitié -raisonnable- fit l’impasse pour se réserver pour le dessert, et moi –beaucoup moins raisonnable- je me lançai à l’assaut de la planche de cochonnailles et de fromages pour deux qui ne fut…que pour moi.

Plat de résistance:

En plat, nous avons tous deux opté pour le cheeseburger accompagné de ses frites. Et comme chez maman, on peut « pimper » son burger, alors oui, j’en ai profité. On peut ajouter du bacon ou du Pont l-Evêque. Ce que je fis naturellement… Verdict : Ma chère et tendre qui aime la viande très cuite, a été ravie de la cuisson. Pour ma part, mon burger dégoulinait de fromage…Ouais vous l’avez compris le bonhomme était tout aussi ravi. La petite salade d’accompagnement fait le job. Sachant qu’au resto, je suis un adepte du « mi-frites mi-salade ». Pour vous parler des frites, je dois d’abord commencer par vous faire un aveu : je suis extrêmement difficile concernant les frites…  Je n’aime que les frites très fines, très dorées mais toujours avec une chair tendre. Soit à la fois très croquantes et toujours moelleuses. Bref rien de personnel, mais leurs frites n’étaient pas à mon goût mais par contre bien au goût de ma moitié.

Concernant les autres plats, vous pouvez aussi choisir du Bœuf bourguignon. J’ai longtemps hésité mais ce plat étant la spécialité de ma mère, j’ai eu la crainte d’être déçu. Chacun sait que pour un garçon : « tu peux pas test’ la cuisine de Môman ». Dans un autre style, vous pouvez vous laisser tenter par le pêché mignon de notre président : le cordon bleu et ce avec le Cordon bleu à la poitrine fumée et Camembert.

Les desserts:

En matière de dessert, la carte reste résolument régressive. Ma belle qui fut sage en début de repas choisit de s’offrir une petite douceur : un sablé de Petits Lu au Nutella, banane, et chantilly. Le choix fut difficile puisque en matière de sucré, chez les fils à maman, on vous propose pas mal de petits plaisirs aux saveurs enfantines tels que le Tiramisu au Kinder  ou encore le Cheesecake vanille et Oreo.

Episode 3 : c’est vrai qu’on est comme chez maman

Les fils à mamanPour ma part, et un peu comme quand je vais chez ma mère, j’ai tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre. Oui, je n’ai pu finir mon assiette…Naturellement comme un bon fils, je me suis immédiatement privé de dessert. Mais chez les fils à maman, c’est finalement vraiment comme chez maman, car lorsque l’on ne termine pas son assiette, ce n’est pas très grave car on a le droit à un Tupperware …un doggy bag. Comme chez maman je vous dis. Pris par le jeu me suis même promis que je le ramènerai nettoyé quand je reviendrai. Ce sera sans doute à l’occasion d’un brunch du dimanche que les fils à maman proposent, avec notamment des pichets de Tang.

Enfin pour finir et même si je n’avais pas terminé mon assiette, j’ai quand même eu droit  au grand pot rempli de bonbons à la fin du repas. Bref vous l’avez compris, je me suis bien amusé chez les fils à maman.

Etape 4 : l’univers alternatif : Tanguy revient au nid

Bien entendu, face à une telle envie régressive, j’aurais très bien pu prendre illico la direction de chez ma mère. Certes cela lui aurait fait plaisir… ma copine beaucoup moins. Un petit repas en amoureux chez sa propre mère c’est un concept difficile à faire entendre à sa moitié. Je tentai bien de renouveler l’expérience pour la convertir à l’idée. D’abord 1 fois par mois, puis par semaine, enfin par jour, rien n’y a fait. Totalement hermétique, elle aurait eu la drôle d’idée de changer les serrures de chez nous. Sur la porte un mot : reste chez ta mère ! Effectivement cela été bien plus économique en matière d’essence. Après quelques temps, mes amis auraient alors voulu me faire passer un message en me surnommant Tanguy. « Mais qui est ce Tanguy ? Aucune idée…par contre je reprendrais bien du bœuf bourguignon».  Moralité, lorsque vous avez ce besoin régressif…

…Prenez la direction  des fils à maman, cela vous évitera de finir dans la chambre au dessus du garage de chez maman.