affiche film tempete christian duguaySi vous me suivez régulièrement vous savez que je ne rate jamais l’occasion de vous dire que je suis natif du Pays d’Auge situé en Normandie. Cet article sur le film Tempête réalisé par Christian Duguay sur le monde des haras et des courses n’y fera pas exception. Pourquoi ? Car j’ai passé toute mon enfance dans un petit village augeron où il y avait plus de pistes d’entraînement que de boulangeries et sans doute plus de chevaux que d’habitants.

Pendant presque vingt ans, j’ai vécu au rythme de l’activité équine. Comme nombre de gosses de ce coin de Normandie, j’ai traîné après l’école ou pendant les vacances dans ces haras, et finalement sans faire partie du sérail et sans être finalement un immense passionné j’ai  été imprégné par la culture du cheval. Et aujourd’hui pour moi cette dernière est clairement un facteur identitaire. Les ventes de Yearlings, la saison des poulinages, le monde des courses : des sujets sur lesquels je ne connaîtrais surement rien si je n’avais pas grandi sur cette belle terre d’élevage. Mais revenons plutôt à ce qui vous intéresse ici : ma critique du film de Christian Duguay Tempête.

Le synopsis du film Tempête de Christian Duguay

Dans ce film, on suit l’histoire d’un couple d’éleveurs de chevaux récemment installé en Normandie. Durant un soir de tempête, une double naissance (celle de leur premier enfant et celle d’un très prometteur poulain) fait tout leur bonheur. Née dans le haras de ses parents, Zoé grandit au milieu des chevaux et ne rêve que d’une chose : devenir jockey! Son alter ego, la pouliche est appelée à devenir un grand trotteur.

Alors que le haras familial gagne en cachet grâce à un investisseur étranger, un accident frappe la jeune fille et sa famille un soir d’orage. Tempête, affolée, renverse Zoé et vient briser son rêve. La vie du domaine s’en trouve chamboulée, et un long chemin attend la fille du couple pour renouer avec son destin.

Le contexte de la réalisation du film Tempête

Le film Tempête est une adaptation du roman jeunesse de Christophe Donner  « Tempête au haras » paru en 2012. Avec ce film nominé lors de la quinzième édition du Festival du Film Francophone d’Angoulême 2022, Christian Duguay propose un long-métrage sur les liens familiaux et la capacité de résilience de ses membres après un drame, avec en toile de fond le monde du cheval et des haras.

Un second film sur l’univers sur cheval pour Christian Duguay

Je vais être très honnête, en regardant le film et même le générique, je n’avais pas compris que ce Christian Duguay était le même que celui de 1995 que je connaissais pour Planète Hurlante adaptation de la nouvelle Nouveau Modèle de Philip K. Dick. J’avais toujours cru que c’était l’œuvre d’un réalisateur québécois homonyme. Bon, en revanche, j’avais bien saisi que c’était le même Christian Duguay qui avait réalisé le Jappeloup de Guillaume Canet sorti en salle en 2013. Dix ans plus tard, avec Tempête, le réalisateur replonge donc dans le monde du cheval.

jappeloup Guillaume Canet

Dès les premières minutes du film où des chevaux apparaissent, on perçoit rapidement que l’expérience de Jappeloup confère à cette seconde œuvre dans cette même thématique  une certaine consistance. Une « assurance » prise qui permet de dessiner avec une belle justesse l’univers des haras. Le fait que l’homme ait fait partie de l’équipe canadienne de saut d’obstacles n’est également pas étranger au fait que les scènes relatives aux chevaux ont un cachet d’authenticité indéniable. Et le fait qu’il travaille, à nouveau, avec le dresseur équestre Mario Luraschi (son ami de toujours et déjà présent sur ses autres réalisations) non plus ! Le rapport à l’animal est finement dépeint. On ressent toute l’importance des chevaux dans la vie des personnages. L’élevage équin est leur vie, leur métier,  néanmoins il ne peut être réduite qu’à un « simple » enjeu financier.

Dans Tempête, la vie, les saisons et la rythmicité du Haras sont brossées avec justesse. Les liens presque organiques entre certains personnages et les chevaux auraient, peut-être, mérité de s’y attarder un peu plus, mais on est dans le vrai. Pourtant ce mélange d’amour et de respect entre deux êtres vivants n’est pas des plus aisés à décrire et encore moins à l’écran !

Un film sur la famille, ses capacités de ressort et l’énergie qu’elle peut apporter

Cette histoire se caractérise par une dimension familiale sur un temps long. Le film débute avec la naissance de Zoé et se poursuit jusqu’à ses presque dix huit ans. Rythmé par les courses du père et la quête de tout le haras pour remporter un grand prix hippique, le film dévoile comment cette famille qui a pris des risques financiers importants et qui est percutée par le drame de Zoé ne s’effondre pas. Une famille qui ne lâche pas même lorsqu’elle voit presque tous ses espoirs s’envoler ! Son secret ? Elle-même ! Sans une surabondance de démonstrations d’affection, on perçoit parfaitement les sentiments qui « font ciment » et qui font tenir cette famille contre vents et marées.

tempete film famille chevaux

A ce sujet, une scène particulièrement touchante me revient. Un soir, au bord du gouffre tout près de sombrer, Marie la femme, désespérée, interpelle Philippe le mari en lui demandant « Qu’est-ce qu’il nous reste ? ». Il explose et lui répond « Nous ! Il nous reste nous ! ». C’est à la fois simple et touchant cette réponse balancée comme une évidence. Une sorte de « tant que nous restons ensemble rien ne peut nous arriver ». C’est cette capacité de résilience inscrite dans l’ADN de cette famille que Christian Duguay nous donne à voir avec ce nouveau film.

J’aime l’angle choisi pour aborder cette thématique. Le choix est clairement fait de ne pas « se vautrer dans le pathos ». La cellule familiale avance, traverse les épreuves sans se plaindre, de façon très digne. Du coup, on ne se « fade » pas de scènes explicatives où les personnages se plongent en introspection. De toute façon, cela ne collerait absolument pas au caractère de cette famille !

Une capacité de résilience à l’épreuve du handicap

Depuis que je suis père, je ne vois plus certains films de la même façon. Je perçois et ressens dorénavant de façon bien plus distincte un plus large spectre des émotions humaines. J’ai développé (sans que ce soit de ma propre volonté) une véritable empathie envers des personnages qui sont parents. Dans Tempête, ce fut totalement le cas. A plusieurs moments du film, je me suis dit « et si c’était moi ? » ou « et si cela nous arrivait à nous ?» « Serais-je capable de me relever de cela ? ». Bref, un effet miroir quelque peu nouveau pour moi.

Cependant, le film est construit davantage sur le  chemin de résilience de Zoé.  Comment cette jeune fille avec une paraplégie partielle va creuser son propre sillon de vie tout en restant dans le creuset et la dynamique du « on avance quoi qu’il arrive » de la famille. Elle va puiser au fond d’elle-même sa force d’âme, et finit par prendre la décision d’être heureuse. Cette renaissance de Zoé est d’autant plus intéressante que le vecteur de sa résilience est le même que celui qui a brisé ses rêves : le cheval.

En effet, après avoir vaincu sa peur et pardonné à Tempête, son amour et sa passion pour les chevaux deviennent un puissant stimulant pour reprendre goût à la vie et revivre. C’est un long processus au cours duquel Sébastien le lad  l’aide à remettre le pied à l’étrier au sens propre comme au sens figuré. Avec et grâce à son aide, Zoé décide de tout mettre en place pour se donner toutes les chances de remonter à cheval.

Les acteurs de Tempête de Christian Duguay

Pio Marmaï dans le rôle de Philippe, le père éleveur et driver

Venu de Camargue, il est propriétaire avec sa femme du Haras des Sables en Normandie. Par leur volonté de faire évoluer le domaine équestre et de le développer, ils prennent la décision de s’associer à un investisseur américain. Certains verront sûrement un renoncement à ses valeurs. Cependant je pense que c’est plus une démarche jusqu’au-boutisme d’un homme certes entêté mais surtout déterminé et qui sait pertinemment que pour réussir il doit prendre ce type de risque et collaborer avec des personnes différentes de lui. Une sorte de pugnacité très pragmatique qu’il met au service de sa volonté de gagner autant sous sa casquette d’entrepreneur que sous son casque de driver. Bien sûr, il s’interroge. « Ont-ils fait le bon choix de vie ? » « Le pari n’est-il pas trop risqué ? » Mais finalement n’est-ce pas les mêmes questions dans toutes les familles.

père fille tempete film

Cela n’enlève en rien au fait que Philippe est un homme et un père profondément humain et aimant. Cela ne saute pas aux yeux, car le personnage campé par Pio Marmaï est discret et même un peu taiseux. Dans son rapport à sa famille on lit également une certaine pudeur.  Même lorsqu’il perd pied face à la difficulté des événements qui l’amènent aux limites d’épuisement et de douleur qu’un être humain peut endurer, il s’énerve contre Tempête et s’oppose violemment à Sébastien. Cependant, sa réaction est fugace et très vite sa nature reprend le dessus. Sans longs discours, il reprend alors son chemin fait de pugnacité pragmatique qui est l’essence de sa dynamique de dépassement de soi. Enfin, en tant que père, j’ai été touché, dans son rapport à sa fille, et par la transmission de sa capacité de résilience qu’il lui communique.

Mélanie Laurent dans son rôle de Marie vétérinaire et mère de Zoé

Concernant ce personnage, j’ai eu un peu peur au début du film. Je trouvais que Christian Duguay avait donné à Mélanie Laurent un rôle de mère d’agrément, un peu mise de côté. Face aux ambitions de son mari, elle a un rôle d’accompagnatrice presque « accessoire ». Cependant au fil des années et que les soucis commencent à s’accumuler la mère et la femme s’affirme et le rôle de Mélanie Laurent prend de l’épaisseur. La force de caractère de Marie se dévoile alors aux yeux du spectateur.

Le basculement s’opere sans doute totalement lorsque survient l’accident de Zoé.  Elle devient beaucoup plus « moteur » dans le couple en devenant régulièrement la voix de la raison face aux rêves de Philippe. On s’aperçoit alors que la résilience est un trait de caractère qu’elle possède également. Elle passe de soutien à pilier dans le couple lorsque le personnage de Pio Marmaï s’effondre et n’arrive plus à communiquer.

Dans sa vie de mère, elle retrouve la complicité qu’elle avait un peu perdu avec son enfant en partageant avec Zoé sa nouvelle passion. Mais c’est bien plus que cela sur le fond, elle devient la force inébranlable qui accompagne la renaissance de sa fille. Cette relation (re)nouée, cette complicité émerge aux yeux du spectateur lorsque Marie découvre sa fille à cheval et qu’elle choisit de garder ce secret pour elles.

Carmen Kassovitz, Charlie Paulet et June Benard dans les rôles de Zoé

Du fait que le film Tempête raconte une histoire longue de presque dix huit ans, Zoé l’amie passionnée et inséparable des chevaux entraînés par son père est interprétée par trois jeunes actrices : June Benard, la petite de 5 ans, Charlie Paulet aux alentours de 12 ans et Carmen Kassovitz lorsqu’elle est la plus grande.

tempete handicap et cheval

Le « tiers de personnage » de Carmen Kassovitz est celui d’une jeune fille, qui après avoir digéré son handicap, va montrer un courage et une force intérieure incommensurables. Face à cette épreuve, elle reste totalement déterminée à remonter à cheval. Cependant, elle le fait tout en pudeur car  tout comme son père, elle n’est pas du genre démonstrative. Progressivement, au cours du film, la fille du couple va « équilibrer » sa relation avec ses parents. D’un début où elle est proche de son père car partageant la même passion pour l’équitation, elle va se rapprocher de sa mère avec la découverte de la natation dans la seconde partie du film.

Tempête: l’animal qui fait partie intégrante de la famille de Zoé

Je trouvais important de l’intégrer dans la liste des personnages pour deux raisons. Tout d’abord parce que ce cheval a un rôle central dans l’histoire contée par Christian Duguay mais aussi parce que ce dernier a choisi de lui attribuer une véritable personnalité. Vous savez sans doute que le cheval est un animal intelligent qui communique largement de façon non-verbale avec l’homme.

Tempête est fougueuse, avec un fort tempérament. Depuis leurs naissances le même soir, Zoé et cette jument entretiennent un lien très fort. Tempête participe activement, à sa manière, à la convalescence mentale de Zoé. Dans ce rapport et ce processus l’émotion de partager des moments avec cette jument est clairement le fil conducteur, quasiment le fil d’Ariane vers la résilience de la jeune fille.

Mon avis sur le film familial Tempête

Un joli film « carte postale » sur la Normandie

Tout d’abord, ce film sur le cheval est très agréable à regarder. Et même si c’est dans un Haras de Senlis que beaucoup de scènes du film ont été tournées, on retrouve beaucoup de paysages normands. Le choix de situer l’intrigue en Normandie me semble plus qu’opportun tant la région est terre d’excellence pour les trotteurs et plus généralement pour l’élevage équin. Dans la symbolique, dans l’imaginaire, et même dans la pratique quotidienne de nombre d’habitants, le cheval reste facteur identitaire fort dans cette région.

Paysage Pays d'Auge

Sans faire mon Armand Frémont, je dirais même que la Normandie et ses paysages ont été marqués par ce « terroir du cheval ». Haras, pistes d’entraînements, manèges, hippodromes, ne sont jamais bien loin au détour d’une haie ou d’une colline. Le film de Christian Deguay rend parfaitement hommage à cette  interconnexion entre cette activité et le territoire avec de magnifiques plans tels que ceux de chevaux crinières au vent, de plages incroyables, de la campagne et ses couleurs aux différentes saisons…

Au cours du film et devant ces superbes tableaux  j’ai , de suite , pensé à Edgar Degas considéré comme l’un des représentants majeurs de l’impressionnisme et qui a fait une belle place au cheval dans son œuvre. Passionné de chevaux, il a aimé les peindre au cours de ses séjours en Normandie, il se dit même qu’il allait aux courses avec son ami Edouard Manet pour saisir le mouvement de l’animal et -peut-être- également un peu pour y vibrer au sein de l’effervescence des courses hippiques.

peinture cheval degas

Un film sur l’univers des courses hippiques

J’avais presque envie d’écrire « un film de sport ». En effet, le film de Christian Duguay contient de nombreux éléments propres à ce genre, tels que le goût de l’effort ou encore le dépassement de soi. La course n’est que l’aboutissement, presque la récompense et ne s’envisage pas sans entraînements et sans passion. Ce travail avec les chevaux est parfaitement intégré au récit.

atmosphere des courses hippiques

La description de l’univers des courses hippiques et sa puissance émotionnelle sont parfaitement retranscrits. Remise au trot, course en peloton, vitesse, les roues de sulky qui se touchent, l’atmosphère de la piste sont filmés avec talent et l’atmosphère d’effervescence et d’excitation de la discipline est excellemment rendue. C’est sans doute dû à la volonté de Christian Duguay de faire appel sur le film aux services du célèbre driver Pierre Vercruysse ou encore à  Pierre Levesque et sa famille. Si vous connaissez un minimum l’univers des courses vous savez que ce sont des pointures.

Un film qui aborde la différence avec le personnage de Sébastien

Je m’aperçois que j’arrive quasiment à la fin de mon propos et que je n’ai pas encore évoqué mon personnage préféré dans le film Tempête. J’ai été littéralement épaté par la prestation de Kacey Mottet Klein dans le rôle de Sébastien le palefrenier de confiance de Philippe. Ici, il habite le rôle du lad dont on devine l’autisme. Kacey Mottet Klein est surprenant et vraiment touchant dans ce rôle. Il propose une chaleur et une modestie qui confèrent une belle profondeur à son personnage et au récit.

Sebastien Lad Tempete

Il se sent responsable de l’accident qui a privé Zoé de l’usage de ses jambes. Avec un « cœur gros comme ça », il va aider Zoé à surmonter son handicap et à tracer sa route vers la résilience à partir de leur passion commune pour les chevaux. Enfin, tous les deux avec leur handicap respectif, bénéficient de la force et de la bienveillance du cocon familial dont on sent que jamais l’amour, la fidélité, le soutien ne seront remis en question.

Un récit initiatique naviguant entre le spectaculaire des courses de chevaux  et l’intimité d’une famille.

Avec une histoire longue de près de dix-huit ans, l’axe narratif a l’opportunité de se déplacer. Au début, la narration se centre sur Philippe, le père, puis glisse vers Zoé à partir de son accident. J’ai apprécié tout particulièrement le choix de faire intervenir l’élément perturbateur assez tard dans le récit. L’aspect dramatique est d’autant plus « fort » qu’on a eu le temps de s’attacher à Zoé, de la voir grandir, s’épanouir, rêver, avant son accident soudain. Un film construit sur le temps long mais qui cependant possède un rythme suffisamment tendu pour ne pas s’ennuyer.

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Alors certes, j’ai lu certaines critiques parlant d’un dénouement téléphoné. Je reviendrai en conclusion sur ce que je pense de ce type de critique. mais, à mon sens, c’est un peu passer à côté du film que de dire cela. J’ai envie de leur répondre que la thématique de Tempête est la résilience et surtout son processus, le chemin à parcourir vers celle-ci.  Bref, j’espère que ces critiques n’ont pas été trop déçus de la fin du film Titanic qui manquait cruellement de suspense.  Personnellement j’ai été très touché par cette dynamique familiale d’avancer quoi qu’il arrive. Avec elle comme socle, le personnage se construit (ou achève sa construction) au travers de cette épreuve. Je trouve même l »idée qu’on puisse atteindre ses rêves à force d’acharnement est plutôt de bon ton dans la période plutôt moribonde que nous vivons.

 

Mon verdict final : une belle histoire à voir en famille à Noël

En ouvrant sur des chevaux au galop sur une plage de Normandie, Tempête ne nous trompe pas sur la « marchandise ». C’est un très joli conte familial. Si j’étais légèrement « coquin », j’irais même jusqu’à définir le film de Christian Duguay de film de Noel plein de bons sentiments mais…sans père Noel. Rien d’insultant dans ma bouche (contrairement à certains) ! Bien au contraire ! A mon sens, proposer un film où toute la famille peut s’identifier aux personnages et y trouver plaisir est loin d’être une sinécure. Je ne suis pas de ceux qui regardent le film familial avec mépris du haut de leur échelle de valeur dogmatique. Surtout pour finir par se vautrer dans la critique facile et même pas pertinente. Le film familial a son public et ses qualités propres.

Ici nul besoin d’être un fan des courses hippiques pour apprécier le film Tempête ! Nul besoin, également, de posséder un cerveau aussi gros que son égo pour apprécier le film de Christian Duguay. Il faut simplement être doté d’un cœur… Et ceux qui en ont, comprendront que cette histoire familiale vient glorifier l’effort collectif d’un groupe humain (une famille et son entourage proche) plus que l’accomplissement personnel. Je prends même le pari que le film fera naître des vocations chez les jeunes filles. Des parents auront sans doute, peut-être de façon plus éphémère, envie de prendre le pli de Marie et de Philippe dans leur façon de conduire leur vie.

Bref une belle sortie ciné en famille pour les fêtes de fin d’année !