Juste avant la période des fêtes, à Cairon -commune à deux pas de Caen- a ouvert une épicerie fine nommée l’atelier D. Et vous commencez sans doute à connaître mon goût un peu trop prononcé pour les bonnes choses et pour tout ce qui fait frétiller les papilles. Alors quand approchent les fêtes, mon estomac chuchote à mon oreille (Si c’est possible !!). Une force mystérieuse m’oblige –pauvre de moi- à fréquenter assidûment toute échoppes en rapport avec les plaisirs de la table. A cette période, si je dois, par exemple, me rendre à Paris, il ne m’est pas concevable de ne pas me rendre à La grande épicerie,  rue de Sèvres. De même à Caen, une sortie en ville ne peut pas se faire sans une étape à la boutique Les accords parfaits.

épicerie fine

Alors imaginez mon enthousiasme lorsque mon meilleur compagnon de table et de belles cantines m’a appris qu’il ouvrait son épicerie fine. Une réaction physique aurait même été détectée. Telle une femme enceinte devant un moelleux au chocolat, un coupable excédant salivaire aurait pointé au coin de ma bouche. Ainsi vous comprenez donc que dès l’ouverture de son enseigne, place du commerce à Cairon, je ne pouvais que me précipiter pour découvrir ce qu’il proposait sur ses étals. Il ne pouvait donc en être autrement…

Qui vous accueille derrière le comptoir de l’atelier D ?

J’avais envie de commencer par vous parler de la personne avant les produits que propose ce nouveau commerçant. Simplement parce que je connais très bien le loustic. Mais aussi pour la simple et bonne raison qu’en partageant très régulièrement la table de David (l’homme se cachant derrière l’initial D), je sais que c’est un véritable épicurien, toujours à la recherche de nouvelles saveurs.

A mes yeux, il est très important que l’épicier derrière son comptoir soit un véritable gastronome. Pour moi, c’est la certitude qu’un véritable soin a été apporté au choix des produits proposés dans les rayons. Et croyez-moi, David a choisi des produits qu’il connaît. De plus, il est toujours désireux de récolter des retours sur les produits qu’il propose à ses clients. Rapidement, un véritable aller-retour sur la question des saveurs peut très vite et très facilement s’instaurer avec lui.

Ensuite, en marge de nos virées au restaurant, j’ai aussi eu l’occasion de goûter et d’apprécier les bons petits plats. Oui, les produits, David sait très bien les déguster mais tout autant les travailler. C’est une autre façon de parler des produits et un atout de plus lorsque l’on doit parler gastronomie. Très honnêtement et très humblement, il m’a beaucoup appris en matière de cuisine. Et plus globalement, il a accru ma culture gastronomique.

En d’autres termes, à l’atelier D, avec David vous pourrez compter sur des conseils à la fois pour ravir votre palais et/ou pour pimenter votre savoir-faire culinaire.

Alors que trouve-t-on dans ce commerce d’épicerie fine?

Différents univers sont présents au sein de l’atelier D. L’ensemble des produits est sourcé.

Une épicerie salée

Tout d’abord, il y a ma partie préférée : L’épicerie salée, et les épices. Je pourrais passer des heures dans ce type de rayon et en particulier chez David. Perso, j’ai déjà bien tapé dedans notamment avec concernant les tartinables. Mais on verra cela tout à l’heure lorsque je vous dévoilerai mes premiers paniers. Mais parlons plutôt condiments, et de la moutarde Edmond Fallot. Si vous ne connaissez pas cette maison dijonnaise de moutarderie, vous vous devez -sans plus attendre- de réparer cette faute de goût.

Des produits frais

Si on se tourne vers le rayon frais, vous trouverez une belle sélection de fromages, dont naturellement des spécialités fromagères de Normandie. Dans ce domaine, faites toute confiance à David pour qui l’affinage n’est pas une obscure science. Dans l’autre coin du frais, vous avez les fruits et légumes dont une belle partie issue de l’agriculture locale.

Une épicerie sucrée

Pour les becs sucrés, comme dirait l’autre, un espace dédié à l’Epicerie sucrée est aussi présent à l’atelier D. Au programme, confiserie, bonbons et autres plaisirs chocolatés présents pour ravir les plus gourmands. Vous trouverez même de petites douceurs issues de la région normande. Un exemple ? Les petites tuiles aux pépites de chocolat ou aux amandes de chez  » fabrique moi un bonbon  » localisé à Vimont à l’est de Caen. Autre bonne pioche à l’atelier D, les fabrications artisanales de chez  » les biscuits moelleux  » d’Evrecy.

Une cave…

Enfin, côté cave, là aussi, pour avoir pratiqué le David, je me suis vite aperçu que son rayonnage rassemble des produits qu’il aime. A mes yeux c’est obligatoirement du qualitatif puisque c’est David qui les a choisi. Mais je ne suis pas totalement objectif puisque que c’est ce même David qui m’a initié à un de mes pêchés mignons : Le Whisky japonais et sa typicité. Ainsi, le rayon cave de David est assez réduit. Bonnes bouteilles de vin et alcool fort sont présents pour votre plaisir. Pas inspiré par l’alcool, vous pouvez vous tourner vers les excellents jus de fruits artisanaux de Alain Milliat. Mais si vous ne trouvez pas votre bonheur, rien ne vous empêche de faire un petit détour aux caves de Rosel à deux pas de Cairon.

Quels ont été mes premiers achats cette épicerie fine de Cairon ?

Pour mes premières visites à l’atelier D, je me suis offert de quoi faire un petit apéro dégustation avec au programme des petites douceurs tartinables et de partir à la découverte de nouveaux produits. Alors? Quelles ont été les emplettes du  bonhomme ?

Pour ma première visite à l’atelier D…

Je me suis fait un petit plateau apéro. J’ai direct craqué pour le dînatoire camembert chorizo de chez le père Roupsard. Le père Rouspard est un charcutier, boucher et traiteur situé à Coutances dans la Manche et qui plus est, avec bientôt trente ans d’expérience. Plus doux qu’on pourrait s’y attendre, ce tartinable est idéal avec une belle baguette de pain. Côté boisson, pour accompagner ce petit plaisir, je me suis tourné vers la Suisse Normande et la bière blonde issue de la Brasserie de la Lie.

Enfin, étant proche de Noel à l’époque, j’ai acheté un coffret dégustation pour mon père. Dans ce dernier, des produits de la conserverie artisanale bretonne « Secrets de famille ». Pour ce qui est des rillettes, je quitte souvent et territoire normand pour me tourne vers le traditionnel et la Bretagne et ses cochons. Dans ce coffret, au programme un assortiment de saveurs avec des Rillettes Fleur de sel de Guérande, des Rillettes Fromage de chèvre, des Rillettes Tomates confites et Sauternes, des Rillettes Olives vertes & Piquillos et enfin des Rillettes Camembert et Poire .Cette dernière est la seule pour mon père ait daigné partager avec son pauvre fils. Elles sont fondantes et associent bien les arômes crémeux du camembert de Normandie à la douceur des poires.

Pour ma seconde visite à l’épicerie fine…

J’ai voulu faire plaisir à ma moitié. Je suis donc parti à la découverte de petits déserts de chez  » Secrets de famille « . Dans mon panier, une crème caramel Riz au lait coco, et un riz au lait  mangue, passion. Mais voilà je ne peux hélas pas entrer dans une épicerie fine sans en ressortir avec un petit truc pour mes papilles. Ainsi, un nouveau dinatoire de chez le père roupsard a rejoint mon panier. Lequel ? Le Livarot Calvados. Pour fort que son collègue Camembert Chorizo, il est excellent avec une belle tranche de pain de campagne. J’ai également prit des chips de sarrazin Crousty Breizh. J’ai trouvé en ces dernières le parfait complément du thon Saint-Moret de ma belle.

Alors, vous l’aurez compris, si votre bonne résolution pour 2019 est de partir à la découverte des terroirs avec un guide des saveurs tel que David. Vous connaissez désormais le lieu idéale. Si ce n’est pas le cas, vous avez toujours le temps de l’ajouter sur votre liste et de vous rendre à l’épicerie fine l’atelier D…

En connaître un rayon et développer une terrine AOC

Dans un univers alternatif, le bonhomme n’aurait pas connu l’ épicerie fine l’atelier D situé à Cairon. Et à l’approche des fêtes, il aurait voulu se lancer dans la fabrication de ses propres terrines pour le repas du réveillon du 31.

A priori, cela aurait ressemblé à une bonne idée. Hélas, très rapidement, il aurait fallu se rendre à l’évidence. Trop généreux à Noel, le bonhomme aurait été sur la paille. Cela aurait été donc vain de se lancer dans du haut de gamme. Logique -me direz-vous- car à cette période le vin de paille est souvent de sortie.

Mais revenons à nos fourneaux ! Il  aurait fallu se rendre à l’évidence. Pour cuisiner ma terrine, il aurait fallu faire les fonds de placards. Les ingrédients disponibles? Une boîte de conserve de Choux de Bruxelles, de vieilles câpres, de la Maizena, une plaquette de chocolat, de la langue de bœuf à décongeler, des brocolis, du Kiri, du café et une bouteille de Pastis. Plutôt hétéroclite, mais pas assez pour faire peur au bonhomme et son système D ! J’aurais alors détaillé en cube, émincé, fait mariner, revenir et fait mijoter habilement l’ensemble de ces aliments. Le résultat ? Un met digne de la labellisation AOC : Un Aliment Ostensiblement Contaminé. Ce fut d’ailleurs l’avis des urgentistes du CHU en poste dans la nuit du réveillon.

Moralité : Pour des saveurs garanties, choisissez l’atelier D plutôt que le système D.